C'est une des dates les plus noires de l'histoire de la gauche au XXe siècle : il y a trente ans, le 11 septembre 1973, le putsch de la junte présidée par le général Augusto Pinochet mettait un terme, dans un bain de sang, à trois années d'une expérience sans précédent. Pour la bourgeoisie chilienne comme pour les dirigeants des Etats-Unis, il fallait briser le rêve de Salvador Allende et de l'Unité populaire - une transition pacifique vers un socialisme démocratique -
Tout au long de sa longue carrière politique, et durant son court passage à la présidence, Salvador Allende ne gardera qu'un but en tête ; celui de porter les aspirations du peuple tout en ne s'écartant à aucun moment de la loi. C'est ce qui lui permit, fait unique dans l'histoire, de mener une révolution tranquille, celle du peuple chilien, par les suffrages et dans la plus stricte légalité. Ses détracteurs ne le lui ont pas pardonné ; croyant la situation mûre pour accueillir le communisme, ils n'ont pas compris que le gouvernement Allende était en fait, et le plus simplement du monde, la prolongation des désirs d'une majorité du peuple chilien.
Des milliers de Chiliens meurent assassinés dès les premiers jours du coup d'état. D'autres sont emprisonnés, et nombreux sont ceux qui disparaissent durant la dictature du général Augusto Pinochet. De nombreux Chiliens se verront obligés de suivre le chemin de l'exil (Mon père ) . Isabel Allende fait partie de ceux-là. (Niece de Salvador )
Repose en paix...